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Endurance à cheval |
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L'endurance est la capacité de maintenir dans le temps un certain niveau d'intensité. Cette capacité s’est souvent retrouvée au cœur de la relation entre l’homme et le cheval. L’homme s’est approprié cette qualité du cheval pour combattre, chasser, les transports, le travail de la terre… depuis sa domestication, le cheval apporte généreusement à l’homme sa grande résistance. Le cheval a toujours galopé pour l'homme. Par exemple pour les services postaux le cheval effectuait des étapes longues, particulièrement harassantes. On se souvient des cavaliers du Pony Express qui parcouraient les 3164 km reliant le Missouri à San Francisco en dix jours. Du fait des évolutions technologiques, c'est pour ses loisirs que le cheval nous offre maintenant sa puissance et sa résistance. Aujourd'hui, bien qu'elle ne figure pas encore au rang des disciplines olympiques, lendurance équestre est une discipline sportive en pleine croissance. Pourquoi, malgré son absence derrière la bannière aux anneaux, lendurance équestre fait-elle recette ? |
![]() ![]() Finale Nationale Jeunes chevaux (5 ans) Uzes, 26 octobre 2003 Patricia Anstett sur Shana Distance de l'épreuve : 60 km |
Un sport qui répond on ne peut mieux aux attentes des cavaliers d'aujourd'hui :
- Sport de pleine nature
- Esprit de compétition
- Esprit déquipe
- Effort sportif à gérer avec intelligence
- Relation optimale avec son cheval
Lendurance
se pratique en extérieur, loin de la sciure des manèges et
du sable des carrières, sur de longs circuits en pleine nature, organisés
à travers des paysages souvent magnifiques et toujours diversifiés.
Ces circuits empruntent des chemins balisés, mais rarement accessibles
aux engins motorisés. Campagnes, forêts, ruisseaux, plaines
ou versants escarpés sont en effet le cadre de cette discipline.
Ce sport est aussi lopportunité pour les cavaliers de découvrir
la richesse des terroirs et déchanger avec les régionaux
qui ont organisé laccueil de la compétition.
Quel que
soit le niveau auquel on participe, du débutant au cavalier international,
règne lesprit de compétition. Des classements stimulant
la performance sont organisés en plus de la motivation à passer
dans la « catégorie » supérieure, jusquà
la possibilité de jouer dans la «cour des grands»,
à savoir en « international ». Cependant, plutôt
que de développer un « moral de tueur » comme dans certaines
autres disciplines, on voit souvent au contraire régner une certaine
solidarité parfois assortie dune franche convivialité
!
Ce qui change également par rapport à dautres compétitions
et confère à lendurance équestre un «esprit
noble» par excellence, cest que la performance est avant tout
« qualitative », fondée prioritairement sur le bon état
du cheval qui doit pratiquement être meilleur à larrivée
quau départ !
Cette particularité suppose que lanimal ne soit considéré
ni comme un « outil » ni comme un « véhicule »,
mais comme un véritable partenaire à comprendre et à
respecter.
Pour réussir en endurance, le cavalier nest pas seul. Sil doit déjà savoir faire équipe en premier avec son cheval, il est également entouré par son « staff » dassistance. Le moindre hiatus entre le cavalier et lassistance : un relais désynchronisé ou mal organisé peut handicaper sérieusement lissue de la compétition, voire conduire jusquà lélimination du cheval. En effet, cest lassistance qui hydrate, nourrit, surveille son couple « cheval cavalier » à des points balisés, repérés sur le road-book de lépreuve. Cette assistance permet le maintien de leur effort tout au long de la distance parcourue, prévient tout risque daltération de leur état et donc aux compétiteurs darriver ainsi aux mieux de leurs capacités.




Il
nest en effet pas possible de finir une compétition sans au
minimum une approche intelligente de ladéquation entre les
capacités de son cheval, la distance parcourue et les aléas
du parcours. La stratégie qui consisterait à lancer son cheval
à pleine vitesse de la ligne de départ à la ligne darrivée
avec lunique objectif darriver le premier se verrait à
coup sûr couronnée déchec !
Tout au
long du parcours, le cavalier doit tenir compte à la fois du chrono,
certes, mais aussi de létat de son cheval, de celui du terrain
souvent modulé en fonction des conditions climatiques qui peuvent
varier pendant la course-même (un terrain sec ne se gère pas
comme un terrain glissant), et aussi du contexte comme les contrôles
vétérinaires ou la place de ses concurrents
Sans
doute le fin du fin de lendurance équestre, se trouve-t-il
être dans la relation que lon développe avec son cheval
!
Cette relation se tisse au cours des longues heures de mise en condition
physique que lon passe avec sa monture. On apprend à la connaître,
à ressentir ses motivations, ses moindres signes de fatigue, ce qui
peut la stresser ou au contraire la défouler
bref à
mesurer ses limites et progressivement à les repousser sans altérer
ses chances de succès qui sont sa meilleure condition physique et
son moral.