jumping-bordeauxEpreuve de Coupe du Monde de saut d’obstacle, le 31ème Jumping de Bordeaux se déroule ce week-end. C’est un événement sportif qui rassemble traditionnellement l’élite des cavaliers mondiaux. Et cette année le jumping devient 5 étoiles, statut indispensable pour détenir le label « Coupe du Monde » pour 2010.
La Coupe du Monde de saut d’obstacles comprend 13 épreuves qualificatives, réparties sur les cinq continents grâce à la création récente d’une ligue sud-africaine. Elle se finira cette année en avril à Las Vegas. Le Jumping International de Bordeaux en est la seule manche française. Tous les grands champions de saut d’obstacles sont venus concourir à Bordeaux au cours de ces trois dernières décennies ! On se souvient de John Whitaker et de Milton en 1985, de Pierre Durand vainqueur avec l’inoubliable Jappeloup en 1986, sans oublier Nick Skelton et Dollar Girl en 1996, ni bien sûr Rodrigo Pessoa et Baloubet de Rouet en 2004…
Le Jumping de Bordeaux reste la référence dans le monde du saut d’obstacles. C’est un titre que chaque champion rêve de voir figurer à son palmarès, car il s’inscrit dans les mémoires. C’est sans doute pourquoi Philippe Rozier s’est employé à remporter l’épreuve inaugurale avec Idéal de Roy ! Un beau succès après les 33 victoires remportées par ce cheval la saison dernière. Peu de chevaux ont assez de régularité et de forme pour gagner autant d’épreuves en une saison. Pour autant, il ne participe ni au Grand-Prix Coupe du monde, ni au Grand-Prix de Bordeaux.
C’est sans doute aussi pour la notoriété du Jumping de Bordeaux qu’à 60 ans Michel Robert revient avec Madame Pompadour et Kronos, deux de ses meilleurs chevaux, fidèle à Bordeaux Lac, après y avoir gagné déjà deux fois en 1991 et 2007. Un peu à l’écart en ce qui concerne la qualification pour la finale de la Coupe du Monde, Michel Robert s’intéresse cependant aux dernières manches : Vigo en Espagne le 15 février, Göteborg en Suède le 22 février, et Bois-le-Duc en Hollande le 22 mars, avant la finale en avril à Las Vegas.
Samedi, c’est le Néerlandais Albert Zoer, avec son cheval Oki Doki,  qui triomphé de la 10ème des 13 étapes de cette Coupe du Monde. Victoire après un barrage à huit cavaliers. Les Français Kevin Staut et Michel Robert se sont classés réciproquement 7ème et 8ème de cette épreuve. C’est un autre Néerlandais, Gerco Schröder, qui reste pour l’instant leader de la Coupe du Monde, avec un total de 60 points.

La dernière épreuve du Jumping 2009

Cet événement hippique se termine par le Grand prix du jumping international de Bordeaux, avec 36 cavaliers engagés sur cette épreuve, dotée de 90.000 euros. Le favori de ce jumping est Albert Zoer, le vainqueur d’hier, qui monte aujourd’hui Sam, un jeune cheval hollandais de 10 ans ayant remporté le plus difficile des grands prix, celui d’Aix-la-Chapelle.
Sur cette épreuve, Eugénie Angot avec Lothian des Hayettes a dû abandonner, Hubert Bourdy sur Special âgé de 10 ans a fait 8 points comme Roger-Yves Bost sur Lolita de la Loge. Philippe Rozier sur Randgraaf et Michel Robert sur Kronos d’Ouilly ont fait 4 points. Le seul cavalier français restant au barrage est Kevin Staut avec Kraque Boom.
Il finit 8ème et le vainqueur est l’Allemand Marco Kutscher avec Cash 33.
Les coulisses du Jumping
Ce sont 250 chevaux qui ont investi le Parc des expositions du Lac, lieu quelque peu insolite pour une épreuve hippique, mais qui en facilite la composition et permet d’accueillir 50.000 personnes. La piste a été particulièrement soignée, à base de silice et de fibres, ce qui lui donne la souplesse nécessaire pour amortir la réception des chevaux à chaque saut, et permet d’éviter des blocages musculaires.
En quelques chiffres, le Jumping, c’est 700 ballots de copeaux, 8 tonnes de paille, près de 5 tonnes de foin… Le « Stall Manager » de l’épreuve, Raymond Cassan, veille à ce que tout se déroule parfaitement. Y compris l’organisation des boxes (de 9m2 réglementaires), les problèmes de voisinage entre juments et étalons, le calibrage des litières en fonction des préférences de chacun : qui sa paille ou ses copeaux, voire même un mélange bien dosé pour respecter le confort et les habitudes de tel ou telle ! Il doit également organiser les équipes de grooms, un par cavalier. Au paddock, il faut veiller au respect du règlement sur la protection des chevaux et à l’équité du concours. Le jury prend le relai dès que les chevaux rentrent en piste. Aucune improvisation n’est possible à ce niveau de compétition, de l’organisation des contrôles vétérinaires à la cérémonie de remise des prix.